dimanche 24 janvier 2010

La maison isotherme de Pagnerre dans l'Illustration


Cette photo est parue dans la revue L'Illustration en 1930, soit un an après la construction de cette maison familiale de Gabriel Pagnerre sur le nouveau Grand Boulevard de Lille à Roubaix et Tourcoing (branche Lille à Roubaix). Cela montre l'importance qu'à eu cette réalisation à cette époque (1929) dans le mouvement architectural, avec une parution dans un illustré à grand tirage national.
Cette habitation connue aussi sous le nom de maison isotherme ou maison double, avait été nommé par Gabriel Pagnerre lui-même maisons jumellées. C'est la première fois que nous voyons apparaître le terme maison familiale. Merci à Hubert Hennart, un des adhérents d'Eugénies qui vient de trouver ce document et à Nathalie Amelin, responsable du patrimoine à la Corderie de Marcq-en-Barœul qui nous a apporté les références précises. Ref : L'illustration n° 4581, du 20 décembre 1930, page 573.
Sur cette photo prise en 1929/1930 on remarque que le trottoir du Grand Boulevard est encore en terre.

mercredi 9 décembre 2009

Une brochure anniversaire sur le Grand Boulevard « Laissez-vous conter le Grand Boulevard »

L'anniversaire du Grand Boulevard a mobilisé beaucoup d'énergies à Lille, Villeneuve-d'Ascq et Mons-en-Barœul. Après le succès de l'exposition sur le Grand Boulevard au palais Rihour, le service Lille, Ville d'art et d'histoire vient d'éditer un guide dans sa collection « Laissez-vous conter ». Après la citadelle, l'hôtel de ville ou la maison Folie de Moulins, il s'agit cette fois de se laisser conter... le Grand Boulevard.


Tiré à 20 000 exemplaires, ce livret est « un peu un catalogue de l'exposition, mais complété au-delà du Croisé-Laroche », explique Dominique Plancke, conseiller municipal délégué au patrimoine. L'exposition, présentée en septembre dans la salle du Conclave du palais Rihour, avait attiré 7 000 visiteurs. Elle est visible, jusqu'au 31 décembre, à la station de métro et de tramway Lille-Flandres. « C'est idéal, car c'est le point de départ du Grand Boulevard », note Dominique Plancke. Une copie en sera aussi installée à la gare Saint-Sauveur, à l'occasion de Lille-Neige, du 12 décembre au 10 janvier.

« Chacun a une histoire avec le Grand Boulevard. Il fallait aller au-delà de Rihour », se justifie Dominique Plancke. L'exposition continue donc de vivre. De même, des visites guidées, en partenariat avec l'office de tourisme, sont toujours organisées. Elles démarrent place du Théâtre et se poursuivent en tramway jusqu'à La Madeleine. « Laissez-vous conter le Grand Boulevard », brochure gratuite disponible à l'hôtel de ville de Lille.

mardi 8 décembre 2009

Le Mongy du centenaire


Le groupe Arts et Métiers de Lille Métropole avec le soutien de la Société des Ingénieurs Arts et Métiers participe à différentes manifestations à l'occasion du centenaire du Grand Boulevard de Lille à Roubaix et Tourcoing. Une occasion pour rendre hommage à l'un de leur célèbre élève, Alfred Mongy était en effet Ingénieur des Arts et Métiers. Il a fait ses études à Châlons-sur-Marne. Il sortira médaillé et quatrième de sa promotion. Voir le site consacré à Alfred Mongy.
Un article, cosacré à la vie et l'œuvre d'Alfred Mongy, intitulé " Le Haussmann lillois " est paru dans la revue Arts & Métiers Mag n° 323 de novembre 2009. Voir cet article.

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dimanche 6 décembre 2009

Circuits découverte du 6 décembre 2009



Magnifique point d'orgue pour l'association Eugénies avec la dernière série de visites organisées sur le Grand Boulevard le dimanche 6 décembre 2009. Des participants enchantés et parmi eux quatre descendants de l'architecte Gabriel Pagnerre venus spécialement de Savoie pour l'occasion. Ci-dessous à droite : Francis Pagnerre, petit-fils de l'architecte, en compagnie de Florence Desbarbieux la présidente d'Eugénies. Ci-dessous à gauche : Monique, Sylvie et Laurent Pagnerre au départ de la visite à la station Romarin. Voir le site d'Eugénies.



Nous avons eu la joie d'accompagner dans cette visite le docteur Jean-Pierre May, (photo ci-dessus à droite) président de l'association pour la sauvegarde de la villa Cavrois qui nous a laissé un superbe message de félicitations.

" Parcours tout à fait passionnant à la découverte de l'œuvre de Gabriel Pagnerre essaimmée sur le trajet du Grand Boulevard. Œuvre parfois surprenante, telle la double maison aux 44-46 de l'avenue de Flandre à Marcq, qui me plait beaucoup... Agréable promenade empruntant un mode de locomotion centenaire, le Mongy cher à notre cœur, guidée avec maestria par le meilleur connaisseur à ce jour du travail de Pagnerre. Et note affective trés émotionnante, la présence à nos côtés du petit-fils de l'architecte, Francis Pagnerre. Merci pour avoir, avec la collaboration efficace de Madame la Présidente, organisée cette visite de qualité."


Merci à Transpole qui a aidé l'association Eugénies pour sa communication autour de ces événements et qui avait magnifiquement décoré les tramways, ascenseurs et stations du mongy.




Les 100 sites remarquables situés sur le Grand Boulevard possèdent désormais une marque sur le trottoir. Quand vous découvrirez ce logo métallique doré sous vos pas, n'hésitez pas à lever les yeux et vous pourrez admirer une belle construction comme ici la maison de l'architecte Gabriel Pagnerre au 80 avenue de Flandre à Villeneuve d'Ascq. Dommage que la limitation toute théorique à 100 sites n'ait pas permis d'indiquer d'autres réalisations et espérons que certains oublis seront réparés, comme celui de la maison isotherme - dite maison double - du 44/46 avenue de Flandre à Marcq-en-Barœul. Voir le site consacré à l'architecte Gabriel Pagnerre.

samedi 5 décembre 2009

L'exposition à La Corderie de Marcq-en-Barœul se terminera le 4 janvier 2010


L'exposition qui se déroule à la Corderie de Marcq-en-Barœul (médiathèque) 56 rue Bailly se terminera le 4 janvier 2010. Quelques beaux documents que nous vous invitons à découvrir repéré dans cette présentation. Ci-dessus à gauche le vélodrome du Croisé Laroche qui connaîtra le même sort que celui situé à l'emplacement de l'actuelle clinique du Parc, il sera démonté par les allemands qui récupérerons les planches. Ci-dessus à droite un tableau représentant le café l'Etoile au Croisé. Ci-dessous deux photos prises lors de la construction du Mongy.


mercredi 2 décembre 2009

Souvenirs des festivités du 28 novembre







Alfred Mongy était absent le jour de l'inauguration du Grand Boulevard le 4 décembre 1909



Merci à Christian Canivez qui publie cette mise au point dans la Voix du Nord du dimanche 29 novembre 2009.

Effectivement il peut paraître assez étonnant qu'Alfred Mongy ait été absent lors de l'inauguration de "Son" Grand Boulevard le 4 décembre 1909. Mais il sera présent le dimanche suivant pour l'inauguration de "Son" tramway.
Cliquez sur les documents pour les agrandir

mardi 1 décembre 2009

Le Grand Boulevard à la station gare Lille Flandre


Quelques panneaux de l'exposition sur les 100 ans du Grand Boulevard qui avaient été exposé au Palais Rihour, ont trouvé place à la station gare Lille Flandre jusqu'à la fin de l'année 2009. Parmi les documents accrochés figurent les belles devantures de plusieurs architectes dont celles de Gabriel Pagnerre.

dimanche 29 novembre 2009

Un dernier feu d'artifice le dimanche 6 décembre

Le week-end dont la date était la plus proche du jour anniversaire de l'inauguration officielle du Grand Boulevard avait été choisie par l'association Eugénies pour faire découvrir les constructions de l'architecte Gabriel Pagnerre le long de cet axe. Deux journées découvertes avaient déjà eu lieu, le 6 décembre 2009 fut donc le troisième et dernier dimanche où l'on pouvait effectuer ce circuit.
A signaler que nous avons eu la joie de faire le premier parcours en présence de plusieurs descendants de l'architecte, venus tout spécialement pour l'événement. Quatre circuits en mongy étaient prévus. Deux au départ de la station du Romarin (La Madeleine) à 9h et 14h, et deux au départ de la station Parc Barbieux (Croix) à 11h et 16h. Le circuit a duré 1h45, avec plusieurs interruptions pour découvrir les constructions.
Le guide était Jacques Desbarbieux, co-auteur de l'ouvrage sur le Grand Boulevard et auteur d'un livre sur l'architecte Gabriel Pagnerre. Ces circuits gratuits ont rencontré un grand succès. D'autres parcours sont envisagés pour les années futures.

Si vous souhaitez être informé de la mise en place de nouveaux parcours vous pouvez adresser un mail auprès de l'association Eugénies, à l'adresse : eugenies2008@orange.fr

Eugénies et Film en court(s) préparent une suite



Présents lors de chacune des manifestations, la société de production " Film en court(s) " a archivé des documents devenus historiques. Un peu de patience et dans quelques temps sortira un magnifique souvenir de ce centenaire. Vous pénétrerez dans les coulisses et revivrez les divers événements avec de nombreux témoignages et interviews, plus quelques surprises.

samedi 28 novembre 2009

Le Grand Boulevard centenaire le samedi 28 novembre 2009










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vendredi 27 novembre 2009

Station fête du centenaire, tout le monde descend !






Ceux qui l'aiment prendront le mongy, demain tout au long du parcours en Y de l'axe fondateur de la métropole qui s'offre, au moment de souffler ses 100 bougies, un final pyrotechnique d'exception, après une après-midi de festivités et de visites (re)découvertes.

Romarin, Ma Campagne, botanique, Acacias, Hippodrome... La toponymie des stations de Mongy fleure bon la détente et la flânerie au grand air. Demain, le Grand Boulevard centenaire se paye le luxe de coller un peu plus à ces sobriquets en ouvrant bien large la voie aux visiteurs d'un jour qui pourront pour l'occasion prendre le tram gratuitement à partir de 14h. Pas question en effet de prendre la voiture, l'objectif est vraiment de se perdre dans la rêverie que seuls savent offrir les transports en commun. Au programme : fête, concerts, visites et ripailles. 
100 sites pour 100 ans. Pour l'occasion, la communauté urbaine a repéré 100 sites d'exception, retraçant 100 ans d'architecture, d'histoires, petites ou grandes. On pourra par exemple s'attarder sur une façade Art nouveau signé du Monsois Gabriel Pagnerre. Mais aussi, pourquoi pas, admirer l'incongruité admirable des maisons à colombage de Croix, le long de Barbieux. Où que vous descendiez, un « ambassadeur du centenaire », posté à chaque station, saura vous guider dans votre chasse au trésor. Visites libres ou guidées, à vous de choisir...


Des animations dans 19 stations. Des événements festifs sont organisés tout le long du tracé du tram. L'idée : se laisser prendre par la musique et l'ambiance et éventuellement se laisser tenter par un menu 1900, proposé au Ch'ti, au niveau de la station Planche Épinoy. À 19h30, final haut en couleur, offert sur la place du Croisé-Laroche (Place Lisfranc) par le célèbre Groupe F, magiciens du feu d'artifice à qui l'on doit notamment l'ouverture des JO d'Athènes. Attention, le Boulevard (voies centrales et latérales) sera fermé à la circulation autour du Croisé à partir de 16h30 et il n'y aura pas de points de stationnement à proximité. Il est donc conseillé de se rendre à pied ou en tram sur le périmètre de la fête (Avenue de la République, du Boulevard Clemenceau au Croisé) au moins une demi-heure à l'avance.

lundi 19 octobre 2009

Exposition de Nord Cartophilie à l'Espace Concorde de Villeneuve d'Ascq



Le dimanche 18 octobre 2009 l'association Nord Cartophilie présentait à l'espace Concorde de Villeneuve d'Ascq, rue Carpeaux, une exposition sur le thème du centenaire du Grand Boulevard. Cette exposition sera présentée dans d'autres lieux, notamment à Marcq-en-Barœul prochainement.

dimanche 27 septembre 2009

Le Grand Boulevard envahi par les voitures ... anciennes



Sous un magnifique soleil les festivités du centenaire du Grand Boulevard ont bien débuté ce dimanche 27 septembre 2009. Ce sont 800 véhicules anciens qui ont parcouru cet axe, immortalisés par quelques photos ci-dessous de Jacques Desbarbieux ©. Ces vues seront reprises dans un DVD en cours de réalisation. La société Films en courts ® réalisant de son côté le reportage filmé de ces événements. Pour tous renseignements vous pouvez contacter l'association Eugénies : eugenies2008@orange.fr















samedi 26 septembre 2009

Une polémique René Lecerf / Rudy Elegeest

La Voix du Nord a publié le samedi 26 septembre 2009 une interview de Jean-René Lecerf, président de l'association du Grand Boulevard 2009 et la réponse de Rudy Elegeest, le lendemain.
Cliquez sur les documents pour les agrandir

lundi 3 août 2009

LE LIVRE sur le GRAND BOULEVARD
LILLE-ROUBAIX-TOURCOING
EST PARU FIN AOÛT 2009


Co-écrit par Hubert Hennart et Jacques Desbarbieux, cet ouvrage de 128 pages, tout couleur, est paru, il est disponible en librairie depuis la rentrée, dès les premiers jours de septembre.

Le livre broché, format 265 mm sur 165 mm, comporte 185 photos associant en regards croisés des vues anciennes (cartes postales, documents d'époque) et des clichés modernes pris en 2009, dont certains en panoramique.

Une partie de la très belle collection de cartes postales rassemblée patiemment par Hubert Hennart à la suite de son père, trouve ainsi la possibilité d'être accessible à tous, à l'occasion du centenaire du Grand Boulevard. Des années de recherche vous permettront de découvrir des aspects insoupçonnées de cette voie qualifiée par certains de Champs-Elysées de la métropole.

Si vous ne le trouvez pas chez votre libraire, dans votre grande surface ou magasin de presse, notamment pour les autres régions que le Nord, sachez que vous pouvez le commander directement chez Sutton. Cliquez ici pour commander.

mardi 30 septembre 2008

Le centenaire du Grand Boulevard fêté dès le 27 septembre 2009

Dans un supplément mixte La Voix du Nord / Nord Eclair, de 8 pages, les villes du centre* du Grand Boulevard annoncent les événements qui lanceront les festivités du centenaire du Grand Boulevard. Avec un grand défilé de près de 1 000 voitures anciennes le 27 septembre qui passera trois fois au Croisé Laroche.

*Il s'agit des villes de La Madeleine, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Mouvaux et Croix. Il se trouve que les 3 villes aux extrémités du Grand Boulevard Lille, Roubaix et Tourcoing sont gérées par des municipalités de gauche et que les villes traversées par celui-ci (à l'exception de Villeneuve d'Ascq) sont gérées par des municipalités de droite.



Pour voir le détail du programme, cliquez sur le document qui peut être agrandi.

dimanche 28 septembre 2008

Relier les 3 villes

En 1817, les transports se faisaient en diligence. On quittait Lille pour Tourcoing à 17h et on pouvait n'y revenir que le lendemain à 10h. A partir de 1838, le service avait pris de l'extension, avec la création de huit liaisons quotidiennes entre Lille et Tourcoing, et quatorze entre Lille et Roubaix.

Pendant quelques années il y eu des tramways tirés par des chevaux.

En 1880 une nouvelle étape était franchie avec la mise en fonction d'une liaison par tramway à vapeur. La ligne F reliait Lille à Roubaix en une heure. Puis en 1888 Tourcoing bénéficia du même service avec la ligne J. Les routes étaient toutefois sinueuses, étroites et encombrées.


Dès 1880, quelques hommes précurseurs réfléchissaient à la possibilité de relier les trois villes :

- Eugène Motte, industriel, maire de Roubaix, député et conseiller général
- Antoine-Florent Guillain, polytechnicien, député, conseiller général, rapporteur du projet financier
- Arthur-Ghislain Stoclet, polytechnicien, ingénieur de la ville de Lille, mis à la disposition du préfet pour s'occuper de la voie départementale
- Alfred Mongy, ingénieur de la ville de Lille puis du Département et fondateur de l'ELRT
Entre Mongy et Stoclet, tous deux visionnaires de talent, régnait une harmonie de vues. Les deux hommes suivirent une carrière parallèle, tant à la ville qu'au département.


Le tramway à vapeur

samedi 27 septembre 2008

Une réalisation exemplaire

Le décret du 21 juillet 1903 déclare d’utilité publique l’établissement de la route départementale n° 27 reliant Lille à Roubaix et à Tourcoing. C’est un médecin hygiéniste, Théophile Bécour, qui, le premier, émet l’idée de tracer un grand boulevard du XXe siècle pour « ouvrir les cités à l’air pur et sortir les habitants de l’enserrement de la ville ». Son idée est reprise dès 1885 par Alfred Mongy qui crée en 1901 la compagnie de tramways l’Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing (ELRT). Il obtient le 9 janvier 1905 avec Arthur Stoclet, Ingénieur en chef du département du Nord, un vote positif du conseil général sur la réalisation de cette voie, qui est ouverte à la circulation dans le courant de 1908.

Les lignes de tramway mongy, Lille-Roubaix et Lille-Tourcoing sont inaugurées en grande pompe le 4 décembre 1909. L’idée, en germe à la fin du XIXe siècle, se trouve concrétisée. Le Grand Boulevard est l’axe fondateur de la métropole.



Alfred Mongy avait prévu une route de 20 mètres de large, suffisante pour laisser passer son tramway moderne et rapide. Arthur Stoclet va réaliser une plate-forme de 50 mètres afin qu’elle soit, disait-il, appropriée à la circulation future. Comme il avait vu juste, même trop juste si on considère la circulation actuelle.

Ci-dessus est présentée la coupe transversale du boulevard, tel qu’il fut conçu et réalisé. Le Nouveau Boulevard, large de 50 mètres, offrait donc :
- deux trottoirs de 3,50 mètres le long des habitations,
- deux chaussées latérales en dur de 5,50 mètres, réservées aux chariots et aux gros attelages,
- deux banquettes terre-plein de 11,50 mètres,
l’une dédiée aux tramways (toujours située à droite en allant vers Roubaix ou Tourcoing)
et l’autre aux cavaliers, cyclistes et promeneurs,
- et une piste centrale, d’environ 9 mètres de largeur, réservée aux voitures légères et aux automobiles.

Au-delà de l'aspect fonctionnel du Nouveau Boulevard, le projet global a séduit par son esthétique et sa composition : l'actuelle avenue de la République (que se partagent les territoires communaux de Lille, La Madeleine, Marcq-en-Barœul) ainsi que les bifurcations vers Tourcoing (avenue de la Marne) et vers Roubaix (avenue de Flandre) sont autant d'adresses prestigieuses qui aujourd'hui encore, portent les stigmates d'une urbanisation sélectionnée au nom de la modernité.

lundi 22 septembre 2008

De nombreux documents rassemblés

Les documents concernant le Grand Boulevard Lille-Roubaix-Tourcoing sont très nombreux. Parmi ceux-ci, il y a des cartes postales, pour l'instant ce sont plus de 350 vues différentes qui ont été rassemblées par Hubert Hennart qui a complété la très belle collection commencée par son père. Il a fallu faire des choix, et ce site internet permet de diffuser ce qui n'a pu être inclus dans l'ouvrage.

Nous avons aussi des écrits intéressants, dont des textes inconnus ou jamais édités.

Ce sont des années de travail et de recherche dans les différentes archives publiques et privées, qui pourront trouver un aboutissement.
Une importante bibliographie, rappelée en partie à la fin de ce site, nous a été fort utile. Que leurs auteurs en soient remerciés.


Il existe de nombreux autres témoignages, comme ces documents des archives privées d'Alfred Mongy qu'à pu nous présenter l'association GB9, dont un plan du tracé du tramway qui passait non loin de Mons-en-Barœul. Bien entendu un ouvrage ne suffira pas à présenter la totalité, c'est donc la finalité de ce site que de pouvoir apporter des compléments.

samedi 20 septembre 2008

A l'approche du centenaire

Diverses manifestations sont programmées pour fêter les 100 ans du Grand Boulevard. Bien entendu ces événements vont s'amplifier à l'approche de la fin d'année. De son côté l'association Eugénies organise des visites commentées du Grand Boulevard à l'occasion des Journées du Patrimoine (le dimanche 20 septembre 2009) et à l'occasion du centenaire proprement dit, le week-end le plus proche du 4 (le dimanche 6 décembre 2009). Voir le site d'Eugénies ICI.



Un livre pour célébrer l'événement

Ci-contre la carte postale - issue de la collection d'Hubert Hennart - qui a été choisi comme illustration pour la couverture du livre, et qui a été reprise par la communication de Transpole sur ses différentes affiches (pour l'association Eugénies et l'annonce des festivités du 28 novembre).

Ci-dessous le texte de la 4ème de couverture qui présente l'ouvrage :
Inauguré le 4 décembre 1909, il y a donc 100 ans, le Grand Boulevard relie Lille à Roubaix et à Tourcoing. Il traverse les villes de La Madeleine, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Croix, Villeneuve d'Ascq et Mouvaux.
La volonté politique de réunir ces trois cités par une voie large et moderne à une époque où il était difficile d'imaginer le développement actuel des transports force l'admiration. Cet axe est dû au talent visionnaire de plusieurs personnalités, dont un certain Alfred Mongy. Cent ans plus tard, le tramway qui parcoure le boulevard porte toujours son nom.

Victime de l'essor des chevaux automobiles, la piste cavalière a disparu. Mais tous les autres modes de locomotion s'y côtoient. Trois ponts de chemin de fer, deux canaux, deux passerelles pour piétons croisent les tramways, les voitures, les vélos ou les joggeurs du dimanche matin.

Véritable « Champs Elysées » de la future métropole, le Nouveau Boulevard, avec son moyen de transport ultramoderne pour l'époque, devint vite une vitrine de l’architecture du XXe siècle avec la construction de belles demeures et de villas prestigieuses, de châteaux d’industrie et de nombreux estaminets et commerces – et du premier HLM de la région ! Depuis on y construit de plus en plus des immeubles modernes de rapport ou de bureaux.

Mais le boulevard donne toujours l’occasion d’effectuer une promenade architecturale à travers le XXe siècle, allant de l'éclectisme au modernisme, avec notamment l’œuvre de Gabriel Pagnerre ou de l'art géométrique bruxellois. Ceci dit, il y a aussi des garages, un blockhaus, une station EDF, un château d’eau, …..

Aujourd’hui 50 000 véhicules y transitent quotidiennement. C’est que, circulation oblige, depuis 50 ans la circulation automobile a été privilégiée, ce qui n’est pas sans incidence sur la qualité du site et la quiétude de ses habitants. A terme, la question de sa réhabilitation semble posée, permettant au boulevard de rester une voie de circulation tout en redevenant une voie agréable pour ses riverains ; comme il y a cent ans !

Animés du souci de dévoiler au public une collection exceptionnelle de cartes postales anciennes, Hubert Hennart et Jacques Desbarbieux, qui ont déjà collaboré dans d'autres ouvrages, font revivre ce siècle avec des images du passé confrontées à des photographies d’aujourd’hui.




Cet ouvrage vient d'être publié au deuxième semestre 2009 pour célébrer les 100 ans du Grand Boulevard, avec de nombreuses cartes postales de cette époque.
Gabriel Pagnerre n'y est pas oublié ... puisqu'il a lui-même écrit sur ce sujet et bien sûr y figurent plusieurs de ses belles constructions sur cette voie.


Alfred Mongy, le projet, la construction

Ci-dessus : Pose de groupe devant le pont de la ligne de chemin de fer reliant Menin à Tourcoing, avenue de la Marne qui surplomble le Nouveau Grand Boulevard. Chaque ouvrier se fige fièrement avec son outil de travail. Malgré le peu de moyens mécaniques on réalisait de la belle ouvrage. (Archives de la ville de Marcq-en-Barœul)
Ci-contre : Alfred Mongy, le créateur du Grand Boulevard Lille Roubaix Tourcoing. Il ne faut pas oublier l'ingénieur Stoclet.

Alfred Mongy (1840-1914)

Le 21 mars 1840, dans le quartier Notre-Dame de la Treille, à 5h du matin, naît un enfant de sexe masculin, prénommé Alfred, Louis. Il est le fils de Louis Mongy, ouvrier fourreur, né lui aussi à Lille, et de Pauline, Catherine, Florentine Lessenne, coutière née à Comines, elle-même fille de Mathias Lessenne, meunier et de Catherine Detrèmeries. Après des études primaires supérieures à Lille, Alfred Mongy entre à l'école des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne en 1856. Deux ans plus tard ce brillant élève muni d'une solide formation, rejoint à 19 ans le service municipal de Lille comme dessinateur. Le 29 avril 1865 il épouse Marie Duhot. De cette union, naît un fils Eugène en 1866.
Sa compétence et son sérieux lui permirent de gravir rapidement les échelons :
- Chef du bureau d'études en 1862
- Chef de service en 1867
- Ingénieur en 1879
- Directeur des travaux municipaux succédant à M. Masquelier
- Directeur du service des transports en 1879
Ces différents postes amènent progressivement Alfred Mongy à s'occuper de près du plan d'ensemble de l'agrandissement de Lille (arrêté préfectoral du 28 avril 1860) et du tramway dès 1865 dans le contexte euphorique du règne de Napoléon III, époque historique de grand développement ferroviaire, industriel, urbaniste, immobilier ...
Après la guerre de 1870-1871, l'activité économique reprend rapidement ses droits ; en 1872 Mongy étudie la création d'un premier réseau de tramways à cheval. Dix ans plus tard en compagnie de M. Stoclet, il esquisse un large boulevard reliant Lille à ses voisines Roubaix et Tourcoing avec une emprise ferroviaire. En 1887, Alfred Mongy quitte les services municipaux pour ceux du Département du Nord. Son activité s'élargit et ses qualités de bâtisseur se révèlent : Lycée Jean Macé sur l'actuel Boulevard Jean-Baptiste Lebas, école Franklin (Boulevard Louis XIV), école St Michel, restauration de la porte de Paris que certains vouaient à la démolition. Il conçoit la Faculté des Lettres, négocie avec l'Armée la création du Bois de Boulogne autour de la Citadelle ...
Pour toutes ces réalisations, bâtiments administratifs, travaux d'assainissement, de viabilité et d'éclairage, Mongy mériterait bien le surnom de " Haussmann lillois ".
Extrait de " Le Mongy, Tramway du Nord par Gérard Blondeau aux éditions La Régordane Le Villard BP n°3 48230 Chanac (Mars 1995) "

Ci-dessus :
- à gauche les grands travaux pour la construction du Boulevard reliant Lille à Roubaix et Tourcoing, avec la percée des fortifications Nord et la construction du Boulevard Carnot
- à droite les travaux d'aménagement du réseau de transport urbain sur la grand place de Lille.

vendredi 19 septembre 2008

Alfred Mongy et " son " Grand Boulevard dans Pays du Nord de janvier 2009



Voir dans les pages 28 à 32 de la revue Pays du Nord n° 87 de janvier/février 2009, un article de Marc de la Bernardière, illustré de photos de Sébastien Jarry, consacré au Grand Boulevard Lille - Roubaix - Tourcoing.
Avec des portaits d'Alfred Mongy et de Gabriel Pagnerre.

Une artère large de près de 50 mètres,

Après la politique de grands travaux menées à Lille, dès 1906, afin de libérer l'accès à la place du Théâtre et à la Grand'Place, le quartier pittoresque de la rue des Oyers, de la place des Guinguants ou de la rue du Bois Saint-Etienne a bel et bien disparu.

En lieu et place de ce quartier, a été percé un boulevard aux allures parisiennes, comparable à la rue Faidherbe ou à la rue Nationale. L'artère a pris la dénomination de boulevard Carnot à partir de la place du Théâtre et jusqu'aux remparts délimitant la ville au nord-est.
La percée du boulevard Carnot était en fait une réponse partielle à une problématique totalement ambitieuse pour l’époque, il s'agissait de relier Lille à Roubaix et Tourcoing, au moyen d'une artère large de près de 50 mètres, et alimentée par deux voies de tramways rapides.
En quelques années, le projet fut réalisé, grâce aux travaux menés par Alfred Mongy, à qui l'on doit cette métonymie célèbre et employée au quotidien par des milliers de voyageurs : "Je vais prendre le Mongy". En effet, si les rames utilisées aujourd'hui ont remplacé les anciennes, il n'empêche que le tracé du tramway actuel est quasiment le même que celui qui avait été décidé à l'époque.

Cela constitue un bel exemple d'ouverture en matière de transports, désengorgeant de nombreux axes routiers encore aujourd'hui.

jeudi 18 septembre 2008

Le profil type : Le plan de C. Tillie

Au début un des premiers projets prévoyait même une artère de 65 mètres de large. Alfred Mongy avait pensé à une voie de 25 mètres et c'est Arthur-Ghislain Stoclet qui emporta la décision avec un Grand Boulevard large de 50 mètres. Ce plan de C. Tillie montre le profil-type du Grand Boulevard tel qu'il fut conçu à l'origine avec ses voies séparées.

Vous trouverez tout en bas ce site, ce même plan en grand format.

Hésitations sur le tracé

Le tracé du Grand Boulevard a subi plusieurs modifications au gré des circonstances. Divers projets ont cherché le meilleur compromis. Il y eu même un schéma avec un passage par Mons-en-Barœul. Les auteurs du livre sur le Grand Boulevard, demeurant tous deux dans cette ville, auraient souhaité mettre leur documentation à la disposition d'un large public dans le cadre d'une exposition.
Ce ne sera pas le cas, faute des soutiens nécessaires. Il en est de même pour d'autres associations que nous avons approché et qui ont rencontré les mêmes difficultés. Comment expliquer cette inertie ? Ce n'est peut-être que partie remise ...

Les expropriations

Pareil projet ne se déroule jamais sans difficultés, et il a fallu recourir à de nombreuses expropriations de terrains, souvent agricoles comme ceux de la ferme Salembier (plan ci-dessous à droite). Les fermiers avaient des cultures disséminées, il n'est donc pas étonnant de retrouver des champs d'un cultivateur de Mons-en-Barœul parmi les terres expropriées.


Ci-dessous les parcelles expropriées au niveau du Croisé Laroche.



Ci-dessous les plans d'expropriations au niveau des ponts : celui de la voie de chemin de fer et celui du canal de la Marque.

La pénétration dans Lille

Ci-dessous le procès verbal du 30 décembre 1907 concernant la pénétration du Grand Boulevard dans la ville de Lille. L'existence des remparts, qui ne seront percés que beaucoup plus tard, empêchant l'arrivée directe. Les documents peuvent être agrandis.


Les portes de Lille

Le Boulevard Carnot

Le Boulevard Carnot, débute à l'angle de la place du Théâtre. Empruntant le tracé de l'ancienne rue des Fleurs, il longe l'ancien lycée Faidherbe, avant de prendre la direction de la Madeleine, au niveau du quartier du Romarin. Pour se faire, il a fallu percer les remparts pour dégager l'accès. Dans un premier temps, le boulevard Carnot ne dispose pas de tramways : le percement des remparts est trop étroit, si bien que le terminus des tramways venant de Roubaix et Tourcoing s'effectue en léger retrait de Lille intra-muros. Après 1910, les voyageurs pourront s'arrêter au niveau de la place du Théâtre, qui constituera désormais le terminus définitif de la ligne Lille-Roubaix-Tourcoing.




Sitôt tracé, le Nouveau Boulevard, avec son moyen de transport ultramoderne pour l'époque, ne tardera pas à attirer les riches industriels et autres aristocrates de la Métropole Lilloise, qui font construire des villas somptueuses tant que la place le permet. Au même moment, de très belles villas fleurissent également aux abords de Roubaix et Tourcoing. Donjons, coupoles monumentales, façades rythmées d'arcades ... Le Nouveau Boulevard prend des allures de contes de fées. Et pourtant, derrière les façades, il y a la campagne ...
Au bout de quelques kilomètres, les villas se font plus rares, car trop excentrées à la fois de Lille, de Roubaix et de Tourcoing. Certaines parcelles de terres débordent encore jusque sur les abords de la ligne de tramway. Les hôtels particuliers sont remplacés par de véritables châteaux, en léger retrait du boulevard, avec un immense terrain privé. Certaines constructions, déjà présentes au moment du tracé, perdent leur isolement.

mercredi 17 septembre 2008

La percée des remparts

L’entrée du nouveau boulevard dans la ville de Lille nécessitait le percement des remparts de défense qui, à l’époque, encerclaient en grande partie la ville. L’armée, d’abord réticente par nature, finit par donner assez facilement son accord pour une percée de 12 mètres, qui, après moult discussions, sera ensuite élargie à 25 mètres en 1914.






Il ne subsiste aujourd’hui des remparts qu’un morceau du mur d’enceinte situé entre le boulevard Carnot et la porte de Roubaix. Un endroit peu connu, qui constitue une partie de la fameuse Promenade du Préfet, et qui mériterait un meilleur entretien.

Plans de la percée des remparts


La percée des remparts s'est faite au niveau des établissements Kuhlmann et a entraîné la destruction du magasin à poudre. Peu de poudrières subsistent dans l'agglomération, il faut citer les deux poudrières du fort Séré de Rivières de Mons-en-Barœul, que l'auteur de ces lignes a fait visiter pendant des années. Voir le site du fort de Mons-en-Barœul, en cliquant sur ce lien.


L'octroi de Lille

Nous voici sur le nouveau boulevard juste sorti des remparts. Au loin apparaît le Romarin. Les employés posent fièrement à l’octroi, où l’on devait s’acquitter d’une taxe d’entrée en ville sur certaines marchandises. Une sorte de péage actuel.

A cet endroit a été édifié le monument à la mémoire de Louise de Bettignies. Louise de Bettignies, agent secret français qui espionna pour le compte de l’armée britannique, a toujours sa statue à l’entrée de la ville de Lille. Elle fut inaugurée le 13 novembre 1927 par le Maréchal Foch et Roger Salengro. « Louise debout contre une stèle, son fin visage levé vers le ciel des Flandres ; elle tend les mains au soldat français qui les baise… ».

Aujourd’hui, les murs de défense ont laissé place aux immeubles modernes et à un peu de verdure au milieu de la circulation. Les voitures ont remplacé les charrois et la circulation a rendu indispensable le doublement de la voie centrale. La construction en vagues successives d’autoponts a permis au périphérique d’abord de se connecter au boulevard puis de l’enjamber. Depuis 50 ans l’urbanisation s’est poursuivie dans ce secteur, avec notamment la construction des bureaux de la Porte du Romarin et la création du quartier de la Nouvelle Madeleine.










Le Romarin

Dans son entrée à La Madeleine, le nouveau boulevard croise d’abord le chemin du Romarin, donnant son nom au carrefour et à l’arrêt du mongy. Cette première halte va susciter une rapide urbanisation et l'établissement de débits de boissons, bien entendu ! Depuis 2007 le boulevard est ici recouvert par une dalle, formant la place du Romarin.








Les tenanciers successifs du tabac du Romarin, situé à l’angle de l’avenue Louise et du boulevard de la République, furent Charles Hugo à partir de 1909, puis Louis Wyffens, Auguste Dierickx, A. Dufour dans les années 1935, et Madame Verschore vers 1950. On y a toujours débité la bière Masse-Meurisse, brassée à Haubourdin.

Un autre estaminet faisait le tenant à une enseigne au nom des bières Motte-Cordonnier, brassées à Armentières.

Le tabac-presse et brasserie du Romarin est tenu depuis 2009 par la famille Tonello qui se fera un plaisir de vous commenter l'ouvrage du Grand Boulevard qu'elle aura à votre disposition dès la rentrée 2009.

L’immeuble de coin avec sa belle coupole, à l'angle de la rue François de Baets, fut un des premiers à être construit. Quelle heureuse époque où le boulevard était un lieu de promenade et de jeux pour les enfants ! Ou comme sur la carte ci-contre le lieu de rassemblement des cyclistes. C’est aujourd’hui presque une autoroute ! Du pont du périphérique, maintenant on peut apercevoir à cet endroit les montagnes russes que forment les tunnels successifs.






mardi 16 septembre 2008

Le Jardin Botanique

Dans la montée de Saint Maur, des donjons, coupoles monumentales, façades rythmées d'arcades : le Nouveau Boulevard prend des allures de contes de fées. Et pourtant, derrière les façades, c’est encore souvent la campagne. Mais les jeunes tilleuls, espèce nouvelle sur le boulevard, bouchent un peu la vue ! Le boulevard est de fait coupé en deux dans sa longueur, visuellement par les arbres et matériellement par le tramway et la chaussée centrale infranchissables sur 300 à 400 mètres.
Deux beaux immeubles d’appartements encadrent la rue du Jardin Botanique, aujourd’hui rue du Maréchal Leclerc, bordée de belles maisons. Ouverte en 1912, la rue conduisait à un jardin avec bassins et orangerie. Délaissé après guerre, il fut loti dans les années 60, avec la Résidence de l’Orangerie. La rue en impasse fut prolongée, permettant la liaison avec le quartier de St Maurice des Champs.










A l’angle de la rue Foch et de l’avenue de la République, cet immeuble avec rotonde est l’œuvre de l’architecte Duray. C’est un bel exemple d’architecture post-haussmannienne, une des premières opérations de promotion privée offrant de grands appartements de confort. Juste à côté, au n° 245, dans ce quartier déjà chic, une bonne adresse, la maison Varas-Debacker, que devaient se refiler sous le manteau les dames élégantes de l’époque.

Saint Maur

Le croisement avec l’avenue St Maur, qui doit son nom au pensionnat de jeunes filles tenu à l’époque par les sœurs de la congrégation des Dames de St Maur. C’est aujourd’hui un établissement pour personnes âgées. Deux grands ensembles dont un avec clocheton encadrent cette rue, avec deux cafés.

C’était jadis la campagne avec des vergers, des potagers et des propriétés entourées de champs, sur lesquelles ont été construites de luxueuses résidences dans la verdure, notamment sur le territoire de Lille que l’on retrouve sur la droite du boulevard.






Le Buisson

Un arrêt du tramway, facultatif dans un premier temps, fut instauré à l’intersection du chemin du Buisson. En 1910, c’est encore la campagne profonde et qu’il y ait des haies et buissons, rien d’étonnant ! Qui dit arrêt, dit café pour attendre le tram. Mais ce quartier des Rouges-Barres était surtout renommé pour ses guinguettes. La plus célèbre, La Funquée, située entre St Maur et le Buisson ne fut détruite qu’en 1963.

Les Rouges Barres

Un peu après le carrefour du Buisson, le tramway file vers le pont qui permet le franchissement de la ligne de chemin de fer Lille-Dunkerque. Un premier projet prévoyait que ce soit le boulevard qui passe au-dessus des voies. Comme pour les deux autres ponts qui enjambent le boulevard, les travaux furent réalisés par la Compagnie du Nord mais financés par le Conseil Général. Certains après un passage au café du Buisson y ont même vu des TGV !



Sur la carte ci-dessus à droite, ce véhicule d’époque est passé à l’aise sous le pont, car, visionnaires encore, les constructeurs ont voulu dégager une hauteur utile de 4,30 mètres. Il a donc fallu relever de 2 mètres le niveau de la ligne. Le pont fut détruit en 1918 et reconstruit à l’identique. Aujourd’hui fleurissent dans ce secteur de nombreux immeubles de bureaux, banques et assurances, qui trouvent ici un emplacement de choix. Une passerelle piéton longe ce pont juste au niveau du dépôt des Rouges-Barres.


Quelques années ont passé, les arbres ont poussé, les trottoirs cyclables et pistes cavalières sont tracés. Mais à l’époque les cyclistes se plaignent qu’en hiver la boue de la piste en cendrée tache leurs vêtements. Aujourd’hui la piste macadamisée vient de bénéficier d’un bel enrobement. L’urbanisation n’atteignit ces quartiers que dans les années 1920 ou 1930 avec de belles maisons Art déco, que l’on trouve, par exemple, de part et d’autre de la rue Marcel Sembat.

Le Dépôt de Marcq-en-Barœul

Le dépôt du tramway, vaste magasin d’entretien et de réparation des motrices, fut construit en même temps que les voies. Lors de l’inauguration des lignes, le 4 décembre 1909, c’est au dépôt que fut servi aux 200 officiels un banquet avec toute une décoration de circonstance. Une ligne de tramway « Dépôt » permettait de desservir dans de meilleures conditions les nombreux voyageurs des communes de La Madeleine et Marcq-en-Barœul.

lundi 15 septembre 2008

Le château Franchomme



En 1908, l'architecte régional Armand Lemay édifia un château au Croisé-Laroche pour Hector Franchomme, co-directeur de l'usine Delespaul-Havez. La propriété clôturée s'étendait sur près d'un hectare. L'accès se faisait par une arche monumentale et la conciergerie. La construction présentait en façade une travée centrale très travaillée, depuis le haut perron gardé par deux lions de pierre, jusqu'au fronton dans lequel s'inscrivait un coq sculpté.
Cette référence à la comédie d'Edmond Rostand lui valut le nom de Château Chantecler, mais il reste plus connu sous celui de Château Franchomme. Une écurie avec manège complétait l'ensemble. La famille Franchomme ne put restaurer la demeure trop endommagée par les guerres.
Elle fut finalement rasée en 1962 pour laisser place, un an plus tard, au "Flash-Croisé", premier ensemble commercial de type américain de la région qui permettait de trouver en un seul endroit idéalement situé tous les produits de consommation, avec un stationnement facilité grâce au parking. L'heure de la voiture avait sonné.



Les 4 chemins

Bien avant la construction du boulevard, un café, Aux quatre chemins, était planté à l’intersection des chemins. Au coin de la rue de la Rianderie, le café existe toujours, bien que rebaptisé Au Croisé puis Le Croisé-Laroche.
A côté se trouvait l’entrée des Gloriettes du Croisé-Laroche, où familles et promeneurs du dimanche venaient se distraire et se rafraîchir sous les frondaisons. L’heure n’était pas aux grandes migrations du week-end et on cherchait à se divertir à proximité. Cette entrée apparaît encore sur la carte-photo datant des années 50, entre le café et le garage Mercedes-Benz, également agence Simca !
Au moins dans les premiers temps, ce boulevard se voulait une promenade offrant soleil et oxygène aux familles ouvrières « enfermées dans la puanteur de la ville ». Le café situé en vis-à-vis a rejoint le grand contingent des agences bancaires, assez nombreuses sur le Grand Boulevard.




Ainsi, le Croisé Laroche, carrefour des trois villes, attira sur chacun des angles de la place nombre d'estaminets : "A l'Etoile du Croisé" sur le trottoir opposé au "Croisé", "Chez Alphonse " au coin de la place et de la rue de l'Egalité, "Aux Trois Villes" à l'angle de l'avenue de Flandre et de la rue de l'Herrengrie (édifié en 1910 par les frères Vanderhaghen, brasseurs au Pont, pour écouler leur bière) Si certains ont gardé en façade quelques marques du passé, enseigne mosaïque et cabochons émaillés, les terrasses d'autrefois ont disparu.

Le Croisé Laroche

La bifurcation des lignes Roubaix et Tourcoing s'effectuaient déjà, à l'époque, au Croisé Laroche. La grosse différence est que les hauteurs du Barœul étaient, jadis, quasiment désertes ! Il aura fallu attendre les années 1920-1930, pour que l'urbanisation atteigne ce quartier, dans une architecture art déco.





Voir l'article sur le Croisé Laroche sur le site de la ville de Marcq-en-Barœul en cliquant ICI

Le Croisé Laroche : Une place au cœur de la métropole...

Traversée par tous les modes de transport et connue pour sa forme en "Y", la place Lisfranc-Croisé Laroche est une artère emblématique dans la métropole lilloise. L'origine du nom Croisé-Laroche reste mystérieuse. A la fin du XIXème siècle, se dressait là l'estaminet "Aux Quatre chemins" ceux de Lille à Wasquehal et de Marcq-en-Barœul à Mons. En 1929, ce carrefour portait le nom approprié de "Place des Trois Villes" (Lille, Roubaix et Tourcoing) puis devint en 1944, "Place Paul Lisfranc" en hommage au Marcquois fusillé au Fort de Bondues en 1943. En 1974, la dénomination du lieu-dit "Croisé Laroche" lui fut accolée sur la plaque de rue.

Objet de multiples conquêtes : stratégique, urbaine, commerciale, économique et logistique, cette place a nourri l'imagination des promoteurs.

Le plus ambitieux d’entre eux fut Jacques Greber, grand urbaniste de l'entre-deux-guerres qui envisagea en 1920, un plan d'aménagement à l'image de la place de l'Etoile à Paris et de ses douze avenues. En variante de l'Arc de Triomphe, il proposait une statue du Maréchal Foch, mais le projet tourna court avec la percée du Boulevard Clemenceau : la réalisation d'une avenue partant du Croisé pour relier le quartier du Pont ne vit jamais le jour.

Quatre avenues seulement (Foch, République, Flandre et Marne) aboutirent et la statue de Foch partit à Lille. Au gré des aménagements routiers (élargissement de la chaussée en 1966, réalisation de mini-tunnels en 1974) et des constructions successives se chassant les unes les autres, la place Lisfranc a changé de visage.












Cliquer sur la plaquette ci-dessous pour l'agrandir



Au Croisé, il n’existait au début qu’une seule maison sur la branche vers Roubaix. C’était un estaminet, Aux trois villes, propriété de la brasserie Vanderheaghen sise au Pont de Marcq, pour écouler plus largement ses bières. La maison est toujours là et l’inscription initiale a été restaurée. Ce n’est plus un café mais une pizzeria. A l’emplacement de l’actuelle école St Aignan, existait le vélodrome des 3 villes, à ne pas confondre avec celui de Roubaix.

Au carrefour des 3 routes, le square Lisfranc fut érigé à l’emplacement d’une pépinière. En 1929, c’était la place des Trois villes, qui deviendra en 1944 la place Lisfranc, en mémoire d’un marquois fusillé par les Allemands au fort de Bondues. En 1974 elle reçu son nom actuel : place Lisfranc-Croisé-Laroche. Adjacente aux trois tunnels pour les voitures, ceinturée par une voie de retournement du tramway, cette place-jardin est aujourd’hui calme et à l’écart de l’animation. Visible sur le Grand Boulevard vers Tourcoing, dès la sortie "Croisé Laroche”, le square Lisfranc est le seul lieu de verdure au centre du carrefour. En septembre 1945, le Comité de Coordination des Résistants et Patriotes et la municipalité de Léon Robichez y plantent un arbre (remplacé depuis) afin de commémorer la Libération de Marcq-en-Barœul le 3 septembre 1944. Une pierre gravée à son pied rappelle l'événement. Ceinturé par une voie de retournement de tramway, cet îlot de verdure a tenté plus d'un promoteur mais reste vierge de toute construction et de tout panneau publicitaire.

Le pont de Wasquehal / Acacias

Après avoir laissé sur la gauche, dès la sortie du Croisé-Laroche, une curieuse maison de style balnéaire, le boulevard rencontre la ligne de chemin de fer de Lille à Tourcoing. Le pont est fortement biais puisque son axe avec celui du boulevard fait 55 degrés. Il comporte deux tabliers à voie unique, qui fut plus facile à réaliser qu’un pont double. L’ouverte droite de 50 mètres est décomposée par deux files de colonnes en trois travées. Non loin, on peut admirer devant un immeuble de bureau une statue de Dodeigne. De même la maison isotherme de style moderniste construite en 1929 par Gabriel Pagnerre, un ami et un admirateur de Le Corbusier.


La Planche Epinoy

Les abords sont encore bien boisés car ici les arbres plantés lors de la construction du boulevard sont encore debout. A l’origine, pas moins de 6 000 arbres furent installés en deux rangées, platanes à l’intérieur et peupliers d’Italie et ormes alternés à l’extérieur. La Planche Epinoy est aussi connue pour son restaurant éponyme ; au n° 94 , Régine et Alain Goddefroy ont tenu jusqu’en 2007 cet établissement célèbre pour ses spécialités d’anguilles.


Le Sart

Le Sart (ce nom vient probablement d’essart ou endroit défriché) était un fief cultivé traversé par le chemin de Lille à Roubaix. C’est ici que le mongy croisait la ligne F qui fut électrifiée dès 1904. C’était un carrefour bien calme avant-guerre, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui ! Le mini-tunnel est le seul qui soit installé sur l’Avenue de Flandre. Malheureusement ce n’est pas suffisant pour supprimer à cet endroit les bouchons aux heures de pointe !

Le Vélodrome de Roubaix / Clinique du Parc à Croix

Le vélodrome est devenu maintenant très accessible par le nouveau boulevard et le mongy.

L’anneau du premier vélodrome de Roubaix, dû à Théodore Vienne, fut érigé en 1895 à l’extrémité du Parc Barbieux, rue verte, sur le territoire de Croix, à peu près à l’emplacement actuel de la Clinique du Parc.
L’année suivante, le 19 avril 1896, le munichois Joseph Fischer y remportait le premier Paris-Roubaix en 9 heures et 17 minutes. L’arrivée de cette course mythique y fut jugée jusqu’en 1914.
Hélas, la piste de bois fut démolie et réutilisée par l’armée allemande et dès le rétablissement de la course en 1919 l’arrivée de la course cycliste Paris-Roubaix se fit à la Laiterie.
Ce qui restait de ce premier vélodrome fut détruit en 1923.







dimanche 14 septembre 2008

Le Parc Barbieux

Ce parc de 35 hectares se trouve sur l’emplacement du tracé abandonné d’un canal qui devait relier la Deûle à l’Escaut en passant par le sud de Roubaix. Commencés en 1863, les travaux furent plusieurs fois suspendus. L’aménagement tira parti des terrassements commencés, avec des rivières, des étangs et des cascades. Surnommé « le beau jardin », ce parc est classé depuis 1994.


Le Boulevard de Paris

Le mongy pénètre par l’avenue de Gaulle, anciennement boulevard de Paris ouvert en 1880. C’est manifestement la plus belle entrée de la ville. La petite histoire dit que pénétrant à Roubaix par ce boulevard en 1914, les allemands crurent qu’ils entraient dans Paris ! Pour le nouveau tramway, les voies ont été déportées en site propre d’un seul côté. Les arbres sont en cours de remplacement ce qui permet d’admirer les façades des maisons de maître construites par les industriels.





samedi 13 septembre 2008

L'arrivée du Grand Boulevard à Roubaix




La fontaine des 3 Grâces (s’agit-il comme à Montpellier d’une fontaine surmontée de la sculpture des Trois Grâces, Aglaé, Euphrosyne et Thalie ?) a laissé place au Monument aux morts, déplacé à plusieurs reprises. Le mongy longe ensuite l’avenue du Maréchal Leclerc, anciennement boulevard Gambetta. Il passe devant une stèle à la mémoire d’Eugène Motte, député puis maire de Roubaix (1902-1912) qui fut un des promoteurs les plus actifs du boulevard.





Le terminus du mongy fut très longtemps sur la place de la Liberté, devant la Banque de France, la municipalité n’ayant pas souhaité que le tramway entre en centre ville pour ne pas concurrencer le réseau des tramways de la régie municipale. Cet établissement financier était l’un des plus importants de province. Aujourd’hui, le terminus a été déporté à Eurotéléport. La station précédente porte le nom symbolique d’Alfred Mongy.



Sur la photo de droite, un autre monument important de cette place, l’ancien Colisée, sur le trottoir de droite, où Jacques Brel donna son dernier récital, le 16 mai 1967. En face au niveau du terminus Eurotéléport, un grand ensemble reprend la tradition commerciale de la vente du textile. Ce n’est que plus récemment que la voie fut prolongée jusqu’à l’église St Martin.


Le Quesne

A l’intersection du pavé du Quesne, le café du coin (carte postale ci-dessus) est la plus ancienne enseigne de la ville de Marcq-en-Barœul. Le Quesne c’est le chêne en patois, qui donna d’abord son nom à une belle ferme fortifiée. Ce hameau était isolé avant la création du boulevard. Il fut progressivement rattaché à l’avenue Foch et intégré à la ville et au centre du bourg grâce à une urbanisation très active, postérieure à la seconde guerre mondiale.

Les 3 Suisses

Le carrefour des 3 Suisses doit son nom à Monsieur Suisse, cabaretier à l’angle du boulevard et de la rue de Roubaix et qui avait trois filles ! Ce lieu dit a donné son nom à l’entreprise Les 3 Suisses, dont les usines et les bureaux étaient situés aux alentours. Son activité débuta par la vente en correspondance de laine à tricoter. Le grand E sur une façade, ne correspond pas à un 3 inversé, comme on l’entend souvent dire, mais à l’usine Etam qui y fabriquait des sous-vêtements féminins.



Le boulevard a coupé la ville de Mouvaux en deux. Comme à Tourcoing, il y eu dans ce secteur, dès 1904, de nombreuses expropriations. Traitées pour la plupart à l’amiable, elles furent affichées et publiées « à son de trompe ou de caisse » ! Sur une partie de son tracé, surtout après le Grand Cottignies, l’avenue de la Marne n’est plus bordée que de belles propriétés, anciennes ou plus récentes, entourées de parcs ou de jardins. Un boulevard chic, calme, très vert et bucolique.

vendredi 12 septembre 2008

L'arrivée du Grand Boulevard à Tourcoing - Le pont hydraulique



Ci-dessus, à gauche, une motrice 400 franchit le pont hydraulique sur le canal à l'entrée de Tourcoing.









jeudi 11 septembre 2008

Le Musée blockhaus Verlaine

Quand les Allemands reviennent un peu plus de vingt ans après la Première Guerre mondiale, ils s'installent de nouveau le long du Grand Boulevard. Le musée du 5 juin 1944 est installé dans le bunker le plus important, à la frontière entre Mouvaux et Tourcoing, au 4 bis avenue de la Marne. Le document peut-être agrandi en cliquant dessus.

Musée du 5 Juin 1944 (Message Verlaine)
« Les sanglots longs des violons de l’automne
Blessent mon cœur d’une langueur monotone »
Diffusé en deux parties sur la BBC dans les premiers jours de juin 1944, ce message, compris comme l'annonce de l’imminence du débarquement à la Résistance française, fut capté et interprété par les officiers supérieurs de la 15ème Armée allemande dont le Quartier-Général était situé à Tourcoing.

Le Musée du 5 juin 1944 «Message Verlaine», installé dans le bunker principal de ce Quartier-Général composé à l’époque d’une quinzaine de blockhaus, retrace l’histoire de ces messages qui précédèrent la plus grande opération de la Seconde Guerre Mondiale en Europe : le débarquement pour la libération de l'Europe.

Infos pratiques
Ouvertures : Les premiers et troisièmes dimanches de chaque mois de 9h à 12h et 14h à 18h.
Tarifs : Adultes : 4,50 € ; 10/15 ans : 2,50€ ; - 10ans : gratuit
Durée de la visite guidée : 1h30. (vêtements chauds conseillés)
Contact : Musée du 5 juin 1944 « Message Verlaine », 4 bis avenue de la Marne à Tourcoing.
Tél. : 03 20 24 25 00




mercredi 10 septembre 2008

Des tensions entre Roubaix et Croix

Ernest Bleuse, notre ami historien de Croix, élément dynamique de l'association Eugénies, qui nous a grandement aidé dans la découverte des constructions de l'architecte Gabriel Pagnerre sur Croix, nous fait part dans cet article de la Voix du Nord d'éléments surprenant de l'histoire du Grand Boulevard.


Une rivalité entre Roubaix et Croix qui est loin d'être morte, la création du nouveau centre de l'EDHEC sur un terrain en grande partie croisien et avec une entrée principale rue Verte à Croix s'accommode difficilement de l'appellation Edhec-Roubaix !
Les documents peuvent être agrandis en cliquant dessus.

dimanche 10 août 2008

Le centenaire du Grand Boulevard dans Nord Eclair

Durant l'été 2009, Sébastien Leroy, nous fait revivre chaque week-end dans le journal Nord Eclair l'épopée du Grand Boulevard.
Première partie : Quand Mongy creusait le sillon de la métropole.

Il est possible de cliquer sur les documents pour les agrandir.




La scène se passe aux prémices du XXe siècle, dans le bureau d'Arthur Stoclet, ingénieur en chef du département du Nord. L'homme qui se tient face à lui n'est pas n'importe qui. Il s'agit de l'un des esprits les plus brillants de l'époque.
Un visionnaire, fondateur de la compagnie des Tramways et Voies Ferrées du Nord, ancien ingénieur en chef de la ville de Lille : Alfred Mongy. Ce dernier vient présenter au département son projet. Le projet d'une vie : relier par un grand boulevard urbain les trois villes les plus puissantes de la région que sont Lille Roubaix et Tourcoing. Mongy y pense depuis quarante ans. En effet, dès 1860, alors qu'il est employé à la direction des travaux de Lille, le jeune homme conçoit un projet d'artère spacieuse entre la capitale des Flandres et les usines textiles de Roubaix qui tournent à plein régime.
Dans les villes, on étouffe « Il faut se rendre compte qu'à l'époque, on met des heures pour rallier Lille à Roubaix et Tourcoing. On part le soir et on arrive le lendemain matin ! », explique Jacques Desbarbieux, historien amateur à Mons-en-Barœul et animateur d'un site sur le Grand boulevard (1). La route est sinueuse, bordée par une campagne tranquille. Et puis, Lille, comme Roubaix et Tourcoing, commence à saturer. On étouffe. La main-d'œuvre arrive de partout et les conditions de vie se dégradent.
L'idée, hygiéniste, qu'il faut ouvrir les villes au grand air par des trouées et des promenades se répand. Mais l'initiative de Mongy est d'abord un échec, ne trouvant aucun écho auprès d'Auguste Richebé, le maire de Lille de l'époque. Vingt-cinq ans plus tard, Mongy parvient à convaincre Julien Lagache, alors maire de Roubaix. Mais encore une fois, le projet tombe à l'eau et reste en sommeil dans les tiroirs de l'ingénieur lillois.
Si bien que le jour de la rencontre avec Arthur Stoclet, Alfred Mongy sait que le moment est crucial. Il a 65 ans, c'est sa dernière chance de pousser à la naissance du grand Boulevard. Comme les Champs-Élysées « Les deux hommes s'entendent bien, raconte Jacques Desbarbieux. Stoclet va même plus loin que Mongy. Alors que celui-ci avait juste prévu une voie de 20 m de large, dédiée au tramway, l'ingénieur du département pousse jusqu'à 50 m, en anticipation du trafic automobile qui n'en est encore qu'à ses débuts. » Les deux alliés obtiennent, le 9 janvier 1905, l'assentiment du conseil général ainsi que la bénédiction d'Eugène Motte et Charles Delesalle, maires de Roubaix et de Lille. Commence alors un marathon de quatre ans pour réaliser la percée à travers la campagne. Le tracé de cet équivalent des Champs-Élysées, comme l'écrit le Journal de Roubaix, figure finalement un Y. Le sillon reliera Lille et Roubaix mais aussi Tourcoing. On perce les remparts à Lille, on exproprie les terres agricoles, on construit des ouvrages d'art qui subsistent aujourd'hui (dont le pont hydraulique de Tourcoing). Les dépenses sont pharaoniques (2 millions de francs de l'époque, 7 millions d'euros), on déplace 200 000 m³ de terre... Le 4 décembre 1909, tout est prêt pour le voyage inaugural des trams de l'« Électrique Lille-Roubaix-Tourcoing ». Le Grand boulevard est né. N'y manque plus que la vie riveraine. Mais ça, c'est une autre histoire...

Deuxième partie : L'axe des architectes

Art déco, art nouveau, gothique, classique, post-moderne... le Grand boulevard offre à qui lève le nez un panorama architectural complet du XXe siècle. Un véritable traité d'urbanisme long de 15 kilomètres, qui a contribué a en faire une artère unique en son genre.
Un collier de perles architecturales, long de 15 kilomètres. De Lille à Roubaix, de Marcq à Tourcoing, le défilé d'un siècle de bâtisseurs attend que des yeux se lèvent sur cette richesse de pierre. Pas évident, toutefois, de laisser divaguer son regard sur la géométrie des maisons art déco non loin de la station Buisson quand on s'apprête à s'enfoncer sous un mini tunnel. Encore moins de se laisser aller à la rêverie devant les maisons de style balnéaires de la rue de l'Abbé Bonpain, à la lisière de Lille et de Marcq-en-Barœul.
Pourtant, du front-à-rue aux petites adjacentes qui le desservent, le Grand boulevard recèle de nombreux trésors, dont beaucoup sont classés à l'inventaire du patrimoine architectural de la communauté urbaine. Autant de témoins de l'urbanisation galopante qui s'est enclenchée autour du Grand boulevard après son ouverture, en 1909.

Les capitaines d'industrie de l'époque, en particulier les maîtres du textile, vont progressivement établir leurs villégiatures sur ce qui est encore la campagne environnante, faisant appel à ce qui se fait de mieux en matière d'architecture : Cordonnier, Pouillet, Pagnerre, Mallet-Stevens même, comme en témoigne la Villa Cavrois à Croix. Et dans les années 20, l'imagination est au pouvoir dans ce domaine. Les maîtres de l'Art déco se jouent des contraintes d'urbanisme (il fallait ne pas dépasser 20 mètres de hauteur, par exemple). Sur le tronçon commun de l'axe, les coupoles fleurissent sur les immeubles de rapport. À La Madeleine, les maisons à « bow-window », ces fenêtres en saillies qui donnent du relief aux façades, font leur apparition. À Croix et à Roubaix, ce sont les maisons de maîtres à encorbellement en bois qui champignonnent à partir du Fer à Cheval sur toute l'avenue de Flandre. Des curiosités font aussi leur apparition, comme le 44/46 avenue de Flandres, « la maison isotherme » de Gabriel Pagnerre, dont le style à l'époque est fortement influencé par le trait du Corbusier, tout en forme rectiligne et cubique. Nous sommes en 1929, C'est une petite révolution.

Un siècle d'audace
L'après-guerre sera moins palpitant en termes d'innovation architecturale. C'est le temps des grands ensembles, du modernisme. Pas forcément joli. Mais fonctionnel. Dernière manifestation de la vitalité architecturale du boulevard, l'empiétement d'Euralille sur le Romarin, à La Madeleine avec l'édification de bâtiments très contemporains, qui jouent sur le mélange des matières, pierre, acier et verre. Un tournant sans doute, au sommet duquel se contemple un siècle d'audace urbanistique.

samedi 19 juillet 2008

Le centenaire du Grand Boulevard dans la Voix du Nord

Le dimanche 19 juillet 2009 le journal La Voix du Nord a débuté une série d'articles concernant le centenaire du Grand Boulevard.
Le premier volet s'intitule : Flânerie de Roubaix à Croix

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Deuxième volet : Flânerie de Tourcoing à Mouvaux

Véritable acte de naissance de la métropole lilloise, sa réalisation a mis un terme à des siècles de concurrence et parfois de tensions entre les trois poumons de l'agglomération.
Que ce soit durant la Première Guerre mondiale ou la Seconde, le Grand Boulevard a été marqué par une présence des troupes allemandes et les grandes propriétés bourgeoises des patrons du textile n'ont pas été étrangères à ce choix... Lille et sa région étaient à l'arrière du front durant la Première Guerre mondiale et les troupes allemandes y ont pris leurs aises. C'était pour eux un secteur de détente et de plaisir. Pas de tranchées, ni de commandement en dur, juste des postes mobiles et des réquisitions pour installer les officiers et les hommes de troupe. Et puis, il y a le tout jeune Grand Boulevard. À Mouvaux comme à Tourcoing, les grandes propriétés attirent et sont souvent connues des militaires puisque des liens existaient entre l'industrie textile florissante à Roubaix et Tourcoing et l'Allemagne. Le Grand Boulevard est encore tout récent entre Lille et Tourcoing et n'a jamais été inauguré. L'intérêt du secteur ? Les très grandes propriétés et le Mongy (le tramway) qui, lui, a été officiellement inauguré et qui relie les deux villes. Si l'occupant a restreint la liberté de circulation, on constate que le Mongy a continué à rouler la plupart du temps. Les contrôles sont nombreux sur la ligne car les Allemands cherchent à stopper les trafics mais aussi les passages de messages vers la Belgique par cet axe stratégique. Faire sauter les ponts Ce n'est qu'en 1918, au moment du départ précipité des troupes d'occupation, que le Grand Boulevard va connaître les effets de la guerre. Au centre d'histoire locale de Tourcoing, on a retrouvé des journaux personnels écrits par des Tourquennoises. Pour José Barbieux, le responsable du service, ces témoignages sont très révélateurs d'un état d'esprit. À l'époque, lorsque les ingénieurs construisaient des ouvrages d'art, ils prévoyaient systématiquement des niches pour y installer des explosifs afin de les faire sauter en cas d'invasion ! « En 1914, les Français ne les ont pas dynamités. En 1918, les Allemands l'ont fait. » Ils ont aussi fait sauter les équipements industriels textiles alors qu'ils avaient depuis longtemps transféré les machines chez eux. En 1918, les sapeurs allemands font sauter les infrastructures comme les ponts ferroviaires mais aussi le pont hydraulique à l'entrée de Tourcoing, là même où aujourd'hui est organisé Tourcoing-plage. Le but était de freiner l'avancée des troupes mais aussi de paralyser l'économie. L'autorité militaire prévient la population des futurs dynamitages. Par voie d'affiches, on annonce à quelle heure vont sauter les ponts et l'on recommande aux populations voisines d'ouvrir les fenêtres pour que les vitres ne soient pas cassées... Le 16 octobre 1918, ça saute sur le Grand Boulevard. Louise Brunet, une bourgeoise tourquennoise, et Marie Vercouter, une petite commerçante, le relatent chacune dans leurs écrits du jour. « À 9 h, ce seront les petits ponts puis à 11 h les grands. (...) On pose la vaisselle à terre pour éviter la casse. » L'église du Sacré-Cœur, sur le boulevard Gambetta, n'a pas cette chance, tous ses vitraux sont soufflés lorsque le pont hydraulique est dynamité.





Troisième volet : Flânerie jusqu'au Croisé







Nulle trace dans ces articles du Château Rouge et de la raison de cette appellation. Cette construction, pourtant plusieurs fois centenaire, a été détruite au siècle dernier.
Aucune explication, non plus, sur la construction la plus significative de l'endroit : la maison isotherme de l'architecte Gabriel Pagnerre. Une œuvre majeure qui date de 1929 et en accord avec les théories de Le Corbusier que Pagnerre fera venir à Lille en juillet 1933.

Quatrième volet : Flânerie au Croisé-Laroche


Cinquième volet : Flânerie du Croisé au Romarin




Sixième volet : Flânerie de Lille au Romarin




Le septième et dernier volet s'intitule : Et après ?

dimanche 13 janvier 2008

L'inauguration dans le Progrès du Nord et du Pas-de-Calais



Le journal Le Progrès du Nord et du Pas-de-Calais dans son n° 339 de son édition du dimanche 5 décembre 1909, relate ainsi l'inauguration des nouvelles lignes de tramways du Grand Boulevard Lille-Roubaix-Tourcoing :

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La cérémonie officielle d'inauguration des lignes de tramways du Boulevard de Lille-Roubaix-Tourcoing a eu lieu samedi.

A une heure de l'après-midi, douze voitures de l'Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing, superbement peintes en jaune clair, décorées à l'avant et à l'arrière de drapeaux tricolores se rangent sur les deux lignes aboutissant à la place du Théâtre.
L'une d'elles, celle qui porte le numéro 412, est enrichie de tentures de velours rouge, frangées d'or, c'est la voiture officielle. Les invités dont les groupes s'accroissaient peu à peu dans la nouvelle voie où s'élèvent seulement encore de rares maisons prennent place pour le voyage d'inauguration.

Nous notons au passage : MM.Auguste Potié, sénateur du Nord, Delecroix, Vandame, Delaune, Guillain, députés ; Noullens député du Gers, rapporteur des Postes et Télégraphes ; Delesalle, maire de Lille ; Desombre, président du Tribunal de Commerce de Lille ; Decroix, vice-président de la Chambre de Commerce de Lille ; François Roussel, vice-président de la chambre de Commerce de Roubaix ; Stoclet, ingénieur en chef du département ; Grimpret, Dontoi, ingénieurs des Ponts et Chaussées ; Le Goaster, inspecteur principal du chemin de fer du Nord ; Descubes, président du Conseil d'administration de l'Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing ; Léon Francq, vice-président ; Ryndzunsky, Schœnbrunn, Chalon, Joseph Noulens, membres du Conseil d'administration ; l'aimable directeur, M. Roger Francq, ingénieur des Arts et Manufactures, merveilleux toujours d'activité et qui assurera jusqu'au soir, en tous points, la très belle ordonnance de la cérémonie d'inauguration.

A une heure dix, le signal du départ est donné et la voiture officielle s'ébranle et roule - on pourrait presque dire glisse, tant est douce sa mise en marche - sur la ligne de Lille à Roubaix, laissant à ses côtés les pylônes majestueusement dressés comme des mâts qui, eux aussi, ont été décorés dans toute leur hauteur, de drapeaux tricolores dont l'étoffe claque joyeusement au vent.

A la suite de la voiture officielle s'élancent successivement les diverses voitures jusqu'à la douzième, toutes également remplies d'invités pour accomplir le trajet entre les trois villes Lille-Roubaix-Tourcoing dont la proximité va presque leur être, en ce jour, une révélation.

Un public nombreux a assisté au départ des excursionnistes de l'Electrique L.R.T. - prenons dès maintenant l'habitude de ces trois lettres magiques.

Maintenant, nous filons sur le Nouveau Boulevard, fumant, courant, nous complaisant à l'imagination de ce que sera dans vingt ou vingt-cinq années, l'immense et nouvelle voie départementale. Nous édifions à plaisir maisons et châteaux, nous grandissons les arbres encore minuscules, nous écoutons déjà la chanson formidable du vent - qui souffle en liberté sur la vasle arrière - dans leurs feuillages nombreux et drus et nous lançons encore sur le macadam la multitude de tous les véhicules imaginables qui vont, qui vont à folle allure et à grand bruit entre les trois cités sœurs.

Au jour le jour - Le Boulevard des Trois Villes

Le grand Boulevard Lille-Roubaix-Tourcoing est entré depuis hier dans la vie économique de notre région. Certains pourront regretter qu'un représentant du Gouvernement ne se soit pas trouvé là pour saluer sa naissance par des paroles pleines de belles promesses, telles ces bonnes fées du temps jadis qui se penchaient sur le berceau du nouveau né pour lui présager toutes sortes de bonheurs ... ; mais hélas, la croyance aux fées se perd de plus en plus et des gens vont même jusqu'à prétendre que, pour réussir dans la vie, il n'est rien tel que de faire ses affaires soi-même, et que cela vaut toutes les promesses des fées !
Espérons que le nouveau-né saura se consoler avec ces sages paroles, et qu'il en tirera profit !

De même que vers 1845, la première ligne de chemin de fer, allant de Lille à Mouscron est inaugurée, je crois par M. Thiers, le Boulevard Carnot datera lui-aussi dans la vie économique de notre région, car il constitue la plus saisissante synthèse des moyens de locomotion et de transport de ville à ville qui ait été réalisée jusqu'à ce jour.

N'est-ce pas, d'ailleurs, la force et la fierté du Nord d'avoir toujours été à l'affût de tous les progrès susceptibles d'accroître sa prospérité industrielle et commerciale ?

N'est-ce pas chez nous, que dans la seconde moitié du XIX ème siècle une nouvelle évolution dessine ; la route un moment détrônée par le chemin de fer, reprend trace aux automobiles et aux tramways électriques, son ancienne importance, l'importance qu'elle avait du temps des pataches, des diligences et des relasis de poste; et c'est de là que date cet incomparable projet de Boulevard dont nous contemplons aujourd'hui la réalisation.

Là, comme en tant d'autres circonstances, notre région a été devancière, une initiatrice.
C'est pourquoi il convenait de voir autre chose et plus qu'un banal " fait du jour " dans l'inauguration de ce Boulevard des Trois Villes, monumentum dete percantus, nommé disait le poète, œuvre où s'affronte l'esprit d'initiative féconde et réfléchie qui fait notre force et notre gloire. Le Pic
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lundi 10 septembre 2007

Bibliographie et sources





- Lille, Roubaix, Tourcoing - Le Mongy, Tramway du Nord par Gérard Blondeau aux éditions La Régordane Le Villard BP n° 3 48230 Chanac (Mars 1995)

- Au fil des trams de Claude Gay, préface d'Alain Decaux 1971 (juillet 1984)

- Les tramways du Nord - Terribles et fascinants Patrick Dufossé Editions Nord Avril (avril 2002)

- Les tramways de chez nous de Pierre Laederich Editions MDM (1998)

- Lille Roubaix Tourcoing Histoire et traditions de Paul Delsalle Editions Charles Corlet (1991)

- Gabriel Pagnerre, architecte de notre terre par Jacques Desbarbieux (juin 2007) imprimé par Mouse Numéric rue Léon Blum à Mons-en-Barœul (épuisé)

- Opinions et critiques par E. Gab. Pagnerre au Mercure de Flandre

- Lille d'Antan par Isabelle Leclercq aux éditions HC (2004) - Lille à travers la carte postale ancienne collection Carlos Bocquet

- Lille et les Lillois à la Belle Epoque de Carlos Bocquet Collection Mémoire Collective Westhoek-Editions Les editions des Beffrois (septembre 1985) 23 rue Vauban 59140 Dunkerque

- Histoire des transports dans les villes de France de Jean Robert

- Visite-Déco n° 48 de décembre 2008. Texte de Valérie Habracken avec des photos de Sébastien Hamelin. Histoire d'archi. Pages 92 à 97.

- Pays du Nord n° 87 de janvier et février 2009. Rédatrice en Chef Claire Decraene. Texte de Marc de la Bernardière avec des photos de Sébastien Jarry. Un boulevard unique en son genre. Pages 28 à 32.

- Le Nord n° 222 de février 2009. Revue du Conseil Général du Nord. La grande aventure du Grand Boulevard. Texte d'Antoine Platteel et photos d'Emmanuel Watteau. Pages 22 à 27.

- La revue des Vieilles Maisons Françaises n° 226 de mars 2009. Lille métropole. Le Grand Boulevard, la création d'un axe urbain. Texte de Diana Palazova-Lebleu. Pages 50 à 55.

- S'il te plaît, raconte moi l'histoire de Transpole. Transports en commun de la métropole lilloise. L'évolution des transports publics sur l'agglomération de Lille-Roubaix-Tourcoing. Sylvaine Delemarle. Décembre 2004.






jeudi 20 janvier 2005

Le Grand Boulevard et le Mongy - Alfred Mongy, l'homme du Tramway

Ci-dessous un extrait du livre : Lille Roubaix Tourcoing Histoire et traditions, de Paul Delsalle

La forte croissance des trois principales villes au cours du XIXe siècle et l'ampleur des destructions durant la guerre 1914-1918 ont incité les autorités régionales à renforcer les liens structurels entre Lille, Roubaix et Tourcoing. Un plan d'aménagement est à l'origine de l'artère fondamentale de la métropole : le fameux Grand Boulevard et son vénérable tramway.

La disposition géographique des trois villes détermine les liaisons : un axe unique au départ de Lille jusqu'à Marcq-en-Barœul. A partir du Croisé Laroche, le Grand Boulevard se divise : une branche vers Tourcoing, l'autre vers Roubaix.

Dès lors, Marcq-en-Barœul devient la ville résidentielle bénéficiant de sa position centrale et admirablement desservie par cette nouvelle artère. Le plan complémentaire d'urbanisme, élaboré par l'architecte Jacques Greber (1923) prévoit même une série d'avenues circulaires concentriques autour du Croisé Laroche (non réalisées) et d'autres avenues prestigieuses, comme l'avenue Foch. On est vraiment ici au cœur de la métropole.

L'attrait résidentiel de Marcq-en-Barœul s'affirme entre les deux guerres mondiales. La population passe de 12 713 habitants en 1921 à 21 300 en 1936.

Le Grand Boulevard, large de 50 mètres, se réalise, pour l'essentiel avant la guerre de 1914-1918. A la chaussée centrale (deux fois deux voies) s'ajoutent des chaussées latérales entre lesquelles on a prévu une piste cavalière ou cyclable d'un côté et, de l'autre la voie ferrée d'un tramway : Le métropolitain du Nord. Alfred Mongy lui laissera son nom. Et, tout au long, on plante 6 000 arbres.

Le Mongy est inauguré le 4 décembre 1909. Plus encore que le Grand Boulevard, car la circulation automobile est alors très modeste (les photographies de l'époque en témoignent !) il renforce les liens entre les 3 villes. Le tramway est rapide et économique.

mercredi 19 janvier 2005

La Grande aventure du Grand Boulevard

Ci-dessous l'article paru dans le revue " Le Nord " du conseil général en février 2009.
Cliquer sur les images pour les agrandir.



mardi 18 janvier 2005

Grand Boulevard : cent ans, ça se fête

Déjà, il y a un siècle, certains avaient compris qu'il fallait relier Lille, Roubaix et Tourcoing. En septembre et en novembre, festivités au menu. Un article de Florence Traulle paru dans Nord Eclair.
«Si la capitale est fière de ses Champs-Élysées, considérés comme uniques au monde, la nouvelle ville de Lille-Roubaix-Tourcoing compte rivaliser avec elle et la dépasser même, puisque son avenue sera double après bifurcation ! ». Celui qui, en 1906, écrit ces lignes dans une revue fait partie de ceux qui moquent les ambitions avant-gardistes du futur « Grand Boulevard ». Imaginez il y a un siècle « 14 kilomètres de voies, 50 mètres de largeur segmentés en fonction des moyens de transport ; un "berceau de verdure" de 6 000 arbres au sein duquel piétons, cyclistes et cavaliers côtoient les automobiles et un nouveau tramway électrique dont "la vitesse égalera presque celle du métropolitain de Paris" ».
L'idée est alors totalement novatrice et c'est à peine si nous nous en rendons encore compte. Rudy Elegeest, vice-président chargé des grands événements à la communauté urbaine de Lille, le rappelle, ce fut « l'acte de préfiguration de la métropole, le premier signe de la construction métropolitaine ». Pensez donc, ses concepteurs ont l'idée géniale de relier Lille, Roubaix et Tourcoing, alors trois villes industrielles puissantes. Et cet ouvrage moderniste voit le jour grâce à l'action coordonnée de deux brillants chefs d'orchestre, les ingénieurs Alfred Mongy et Arthur Stoclet. Liaison pratique pour les uns, autoroute urbaine aberrante écologiquement parlant pour d'autres, « c'est aussi un lieu de vie, avec une forte dimension affective », ajoute Rudy Elegeest qui parle de ces « passionnés d'histoire et d'architecture » que les festivités du centenaire cet automne ne devraient pas manquer d'attirer.
Ce n'est pas Jean-René Lecerf, l'ancien maire de Marcq-en-Barœul, qui dira le contraire. Président de l'association Grand Boulevard 2009 qui rassemble les communes de La Madeleine, Marcq, Wasquehal, Croix et Mouvaux, il veut faire de cet anniversaire « un moment particulièrement symbolique ». Lui aussi le décrit comme « le symbole du lien et de l'identité de la métropole » et si les maires de l'association qu'il préside ont eu, au départ, le sentiment que la communauté urbaine tardait à enclencher la dynamique, on nous assure que ces temps sont révolus, que tout le monde tire dans le même sens. Il ne reviendra pas sur ce rapport sur la requalification du site rédigé du temps où il siégeait à la communauté urbaine, et qui a fini dans un tiroir où on ne sait quelle poussière le recouvre. « C'était sans doute trop un débat de spécialistes. La population s'était sentie à l'écart ».
C'est ce que tout le monde veut éviter désormais. La communauté urbaine vante « un projet associant les neuf villes traversées par le boulevard et un maximum de partenaires, associations, écoles, offices du tourisme, commerçants, entreprises, Transpole... ». Beaucoup ont répondu. Résultat : le 29 novembre, des expositions et des spectacles sont annoncés, des visites guidées aussi, le tout convergeant vers le Croisé Laroche pour un grand final festif, imaginé par le Groupe F qui a déjà animé des cérémonies de JO, des finales de coupes du Monde.
L'association Grand Boulevard 2009, elle, organise un défilé de 1 000 voitures anciennes le 27 septembre avec « pique-nique républicain » sur la piste cyclable. « Une manifestation plus à vivre qu'à voir » pour J.-R. Lecerf. Ici aussi, on veut faciliter les projets des autres.
Expositions itinérantes, conférences, les détails restent à affiner. Une certitude aussi : le Grand Boulevard ne veut pas uniquement se regarder dans le rétro. On parlera aussi de son avenir.

dimanche 9 janvier 2005

Le Grand Boulevard, la création d'un axe urbain

« Le Grand Boulevard. » Cette appellation exprime la fierté d’une région, ainsi que la monumentalité de l’axe en patte d’oie projeté dès la fin du xixe siècle pour relier les villes de Lille, Roubaix et Tourcoing. L’inauguration de l’artère, le 4 décembre 1909, scelle la rencontre de trois communes qui font alors figure de géants de l’industrie française, en même temps qu’elle ouvre de nouveaux territoires, pas seulement réservés aux couches les plus favorisées, à l’urbanisation d’une métropole en gestation.

Un article de Diana Palazova-Lebleu*

« Si la capitale est fière de ses Champs-Élysées, considérés comme uniques au monde, la nouvelle ville de Lille-Roubaix-Tourcoing compte rivaliser avec elle et la dépasser même, puisque son avenue sera double après bifurcation. » L’auteur de ce court extrait de la célèbre revue La construction moderne dissèque le projet de route entre Lille, Roubaix et Tourcoing en date du 13 janvier 1906. Les journalistes portent un regard ironique sur les ambitions avant-gardistes de ce « Grand Boulevard ». Quatorze kilomètres de voies, cinquante mètres de largeur segmentés en fonction des moyens de transport ; un « berceau de verdure » de six mille arbres au sein duquel piétons, cyclistes et cavaliers côtoient les automobiles et un nouveau tramway électrique dont « la vitesse égalera presque celle du métropolitain de Paris » !
Pourtant, cet ouvrage moderniste voit le jour grâce à l’action coordonnée de deux brillants chefs d’orchestre, les ingénieurs Alfred Mongy et Arthur Stoclet. La force du projet est d’offrir « non seulement des facilités de circulation indispensables, mais encore des espaces libres où l’air et la lumière puissent se répandre sans obstacles ». Après le chemin de fer qui pénètre à Lille en 1846, la nouvelle artère réalise une seconde trouée dans ses remparts désormais obsolètes, anticipant leur démantèlement en 1919. Elle contribue au désenclavement de la « capitale des Flandres », au resserrement d’une banlieue émiettée et à la conquête d’une campagne dont les étendues prometteuses, l’air pur et la verdure manquent au cœur des villes noircies par les fumées des usines.

Rencontres sociales
La nouvelle artère séduit en premier des populations aisées dont les affaires se trouvent dans les communes desservies. Choisir le Boulevard, c’est investir dans un cadre de vie agréable et sain, suffisamment proche des exploitations industrielles et commerciales, et suffisamment éloigné du bruit des usines et des centres-villes. Ce critère fonctionnel instaure une certaine polarisation de l’axe à la mode : ingénieurs, directeurs, rentiers, représentants, négociants, hauts fonctionnaires et quelques industriels lillois, comme les filateurs Descamps-Thiriez, optent pour le tronçon compris entre Lille et Marcq-en-Barœul. À partir du Croisé-Laroche, point de rencontre des trois branches de l’artère, les demeures sont majoritairement industrielles, destinées à de grandes familles de filateurs comme les Jonglez, Leuront, Duvillier, Dewavrin, Six, Masurel, Motte, D’Haussy et Lesaffre. La polarisation géographique est stimulée par l’étendue des terrains : La Madeleine et Marcq-en-Barœul, territoires plus denses, favorisent les rangs urbains en front-à-rue, formés d’hôtels particuliers accolés, alors que les paysages agrestes après Le Croisé-Laroche attirent les dynasties industrielles qui, depuis le dernier tiers du xixe siècle, tendent à s’éloigner de l’enceinte des usines et à éviter les mitoyennetés au profit d’écrins de verdure.
Parallèlement à l’aménagement du Boulevard, plusieurs opérations de voirie permettent son raccordement aux territoires préexistants. Près des fortifications lilloises, La Madeleine met en place de nouvelles voies, avant même l’inauguration de l’axe. Les rues du Docteur-Legay, de Paris, Berthelot et Ampère apparaissent dès 1907 ; en 1909, la rue Foubert aménage le côté opposé, où elle assure la jonction avec les rues du Ballon et de La Madeleine, le long du cimetière de l’est de Lille. En 1912, la rue du Jardin-Botanique réalise la soudure définitive de l’ouvrage à ces périphéries lilloises, où les populations ouvrières côtoient la petite bourgeoisie. Sur le même schéma, Marcq-en-Barœul, dont l’hippodrome est implanté à proximité du Grand Boulevard en 1928, entamera de vastes programmes urbanistiques, parallèles à l’ouverture du boulevard Clemenceau. Outre la rencontre de quartiers déjà aménagés, les nouveaux affluents au réseau départemental et municipal favoriseront les réalisations en direction des classes moyennes et des couches ouvrières.

Variations architecturales
Le grand gagnant de l’aménagement du Boulevard est l’éclectisme : tantôt classicisant, tantôt rehaussé de quelques notes Art nouveau ou Art déco, tantôt livré à des expérimentations régionalistes… Ses influences varient suivant la personnalité des propriétaires et l’image qu’ils souhaitent véhiculer. Certaines réalisations privilégient les accents bucoliques, en référence aux terrains qui les reçoivent. Aux abords du Boulevard, rue du Triez, à Wasquehal, l’architecte Henri Maillard livre ainsi une demeure à colombages où de pittoresques consoles en tête de bélier enchevêtrent leur portée décorative à l’emblème du propriétaire, engagé dans l’activité lainière.
La plupart des industriels adoptent les poncifs de l’architecture classique : façades tripartites et planes, multipliant colonnes, arcs, clés, frontons, guirlandes…, autant d’éléments qu’ils partagent avec les hôtels de ville dont se parent Tourcoing (Charles Maillard, 1885) et Roubaix (Victor Laloux, 1911). Jusqu’aux années 1960, Le Croisé-Laroche constituait l’apogée de cette esthétique classicisante grâce au château d’Hector Franchomme, codirecteur de la célèbre chocolaterie Delespaul-Havez depuis 1893. Cette demeure monumentale, construite en 1908 par l’architecte Armand Lemay, dominait la campagne marcquoise derrière un corps d’entrée en arc de triomphe, célébrant la puissance du commanditaire et celle du Boulevard des Trois Villes.
Dans les lotissements des classes moyennes, la répétition d’un même schéma de distribution occasionne des façades pétulantes, en phase avec la recherche identitaire des habitants. Le vocabulaire est plastique et allègre, les parois en brique reçoivent bow-windows et balcons en fer forgé à découpes fantaisistes, alors que les céramiques et briques vernissées polychromes contribuent à l’hygiénisme des lieux et alimentent son insatiabilité décorative. Ces lotissements rappellent certaines expériences faubouriennes comme la rue Gounod à Saint-Maurice, réalisée par Armand Lemay à partir de 1903. La soudure urbaine matérialisée par l’axe se transforme en lien identitaire : la classe moyenne, tampon dans l’échelle sociale, l’est aussi sur le plan urbain et architectural, où elle assure la transition entre l’esthétique populaire et celle des classes aisées.
Le lien social est encore plus fermement établi à travers l’architecture Art déco. Elle semble particulièrement convenir à certaines réalisations issues de la loi Loucheur (1928) qui ponctuent le paysage de Marcq-en-Barœul, au croisement des rues Sembat et de la Petite-Hollande. Dans cette lignée, les rues de la Paix et de la Prévoyance** résonnent comme un manifeste social : ces noms évocateurs couronnent la réalisation de plus de cent maisons au sein desquelles l’économie des moyens se transforme en parti pris architectural. La richesse du langage réside dans l’expression collective, la cadence décorative étant le fruit de répétitions de motifs simples. Ces ensembles réussissent le pari moderniste défendant le beau, l’utile et le vrai en architecture et font écho à l’Art déco que Robert Mallet-Stevens porte à son apogée dans une demeure industrielle le long du Grand Boulevard roubaisien : la villa Cavrois. Bien qu’issus de deux réalités sociales opposées, ces programmes partagent les mêmes visées fonctionnelles et esthétiques.
Quelques décennies plus tard, la rencontre architecturale entre le monde ouvrier et le monde industriel atteint son apothéose dans le couvent des Dominicains (1964, Pinsard et Hutchison, arch.), aux confins de Saint-Maurice et de La Madeleine. C’est entre les structures brutes héritées des fabriques et des maisons ouvrières que s’élèvent les prières dominicaines. L’édifice célèbre une rencontre à la fois urbaine, architecturale et humaine, à l’instar des liens profondément humains qui ont servi de base aux empires industriels. Cent ans après sa naissance, le Grand Boulevard est toujours redevable à ces rencontres avant tout identitaires qui lui ont donné un sens et une pérennité.

*Diana Palazova-Lebleu est étudiante en histoire de l’art (spécialité architecture contemporaine) et Ater (attachée temporaire d’enseignement et de recherche) à l’université de Lille-III. Elle achève actuellement un doctorat sur les œuvres des architectes Louis-Marie et Louis-Stanislas Cordonnier.

**Les rues de la Paix et de la Prévoyance à Marcq-en-Barœul sont l'œuvre de l'architecte Gabriel Pagnerre.

lundi 2 août 2004

Mouvaux mets en scène le Grand Boulevard



La ville de Mouvaux a eu la bonne idée d'exposer sur le côté droit du Grand Boulevard en venant de Tourcoing, une centaine de photographies. Tour à tour on passe des vues anciennes, dont beaucoup de cartes postales, à des clichés modernes. Une belle promenade dans le temps.

dimanche 1 août 2004

Cent ans du Grand boulevard, un grand événement métropolitain

le grand boulevard

En lien étroit avec les communes riveraines, Lille Métropole Communauté urbaine entend faire de la célébration du centenaire du Grand boulevard un événement populaire. Elle programme un ensemble de manifestations dont le temps fort sera la fête au Croisé Laroche le 28 novembre.


R Elegeest, JR Lecerf, G CaudronMercredi 23 juin, à l’Hôtel de Communauté, entouré de Jean-René Lecerf, président de l’Association du Grand boulevard, et des maires des communes concernées ou de leurs représentants, Rudy Elegeest, Premier vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine chargé des grands événements, a expliqué les raisons pour laquelle la Communauté urbaine « va s’investir de façon exceptionnelle » dans la commémoration de l’inauguration, le 9 décembre 1909, de ce qui est « le premier signe de la construction de notre métropole », « une préfiguration de la métropolisation ».

Le Grand Boulevard, a-t-il expliqué, est un lieu de vie qui traverse neuf communes, « un axe emblématique » chargé d’affectivité, si fréquenté par les Métropolitains qu’ « ils ne voient plus bien les lieux», qu’ils doivent se le réapproprier de façon à ce que « leur avenir leur paraisse un avenir important » selon l’expression de Jean-René Lecerf.

Grande fête le 28 novembre
« Nous souhaitons fédérer les initiatives multiples », a poursuivi Rudy Elegeest en évoquant le travail entrepris avec les communes, les offices de tourisme, les associations et même les particuliers. Ce « projet participatif » conjuguera manifestations festives, expositions, visites guidées. Symboliquement, cent sites remarquables par leur architecture ou leur histoire seront identifiés et signalés par un logo spécifique : ils raconteront le Grand boulevard. Loin de se réduire à une commémoration, cet événement sera aussi l’occasion de réfléchir au devenir de ce boulevard au sein de l’Eurométropole.

Les Métropolitains célébreront donc le centenaire le 28 novembre. Ce jour-là, ils se retrouveront aux trois « Espaces Grand boulevard » (aux extrémités de cette voie prestigieuse et au Croisé) où un certain nombre d’animations se dérouleront : expositions, théâtre de rue, danses, concerts, etc. Entre ces espaces, outre les visites guidées des cent sites, sont prévues d’autres manifestations.

Le temps fort est programmé le 28 novembre, à partir de 19 h, au Croisé Laroche. Le Groupe F, qui avait animé l’ouverture de Lille 3000, proposera « un grand final festif ». Ce jour-là, le tram sera gratuit l’après-midi et en soirée. Transpole participera d’ailleurs à la fête en « relookant » stations, quais et rames. Un avant-goût sera donné le 27 septembre avec une première manifestation, un défilé de voitures anciennes et un grand boulevard fermé… aux automobiles d’aujourd’hui.